PAS MAL, ASSEZ MOYENS, SOUVENT MAUVAIS / SONT MES ÉCRITS : TOUT LIVRE EST AINSI FAIT. Martial/C.Prigent




18 mars 2019

mâchure ses mes ventre à l'amour


Je serrai Miriam contre moi, sentis sa peau frémissante. Son visage toucha le mien, ses lèvres mâchurèrent ma bouche blessée.
Sans douleur, nos bouches se confondirent. Sa peau fraîche traversa la mienne, ses nerfs firent circuler dans les miens leur vif-argent, le flux de ses artères déversa chaleur et tendresse jusque dans les plus secrets recoins de mon corps.
Elle disparut en moi pendant notre étreinte. Son thorax se fondit dans le mien, ses bras se mêlèrent à mes bras, Ses jambes et mon ventre devinrent mes jambes et mon ventre. Son vagin me comprima le sexe.
Je sentis sa langue dans ma bouche, la morsure de ses dents sur les miennes. Ses yeux s'unirent aux miens par la fonte de nos rétines. Notre vision brouillée nous communiqua les images multiples enregistrées par les yeux à facettes de notre être chimérique.
Alors, je vis doublement ce qui m'entourait, par les yeux de Miriam aussi bien que par le miens. Je perçus dans nos esprits son vertige nerveux, la confiance et l'amour qu'elle me portait. Chaque fleur, chaque feuille du parc brillèrent d'autant plus et composèrent une forêt de verre luminescent, oeuvre d'un maître joailler 


J.G. BALLARD, Le rêveur illimité, Tristam Souple 

11 janvier 2019

total pareil, à rire [toutes dents]



ein gutes neues Jahr - happy new year - aam saiid - shnorhavor nor tari - subho nababarsho - mbembe mbu - sretna nova godina - честита нова година - xin nièn kuai le - bon nannen - banané - godt nytår - onnellista uutta vuotta - onnellista uutta vuotta - gelukkig Nieuwjaar - ath bhliain faoi mhaise - ein gutes neues Jahr - bonne annéegilotsavt aral tsels - kali chronia - shana tova - boldog új évet - farsælt komandi ár - buon anno - akemashite omedetô - zhana zhiliniz kutti bolsin - sala we ya nû pîroz be - srekna nova godina -  arahaba tratry ny taona - kia hari te tau hou - С Новым Годом - feliz ano novo - szczesliwego nowego roku - สวัสดีปีใหม่ - goredzwa rakanaka - štastný nový rok - dewenati - iniya puthandu nalVazhthukkal - Chúc Mừng Nǎm Mới - mwaka mzuri - srecno

23 novembre 2018

comment et pourquoi ça

Pourquoi naisse-t-on

Comment ça passe
et comment c’est rentré

Pourquoi c’est rentré puisque c’est sorti

Est-ce que ça fait mal quand ça rentre

Et quand ça sort
Pourquoi on crie

Quand c’est rentré comment ça tient
Ça ne risque pas de tomber

18 juin 2018

PRIS PAR LE COL [de l'Echelle]

EWELYN GERBAUD

Trouver un synonyme au mot prohibé tel que 
SILENCE  
on de dieu !  
Savons que le temps est là   
qu'il est las 
Pourtant proche 
le Nord 
commence 
à pousser  
Pousse-pouce la 
forêt court  
Pis quoi tombent   
Comme un cri dans la nuit

1 mai 2018

ben pendue ellof lalangue

standard
On ne sait pas trop pourquoi, mais après une guerre atomique, une épidémie, une révolte de robots, il n'est plus resté qu'un seul type sur la terre. Il est assis tout seul dans une pièce vide. Et alors, d'un coup, il y a un coup à la porte.
cités
Wesh, c'est portnaouak, après une embrouille atomique de la jnounerie, une chtouille qui a niqué sa race à un max de keums, une guerre où on s'esst fait mêler par de bâtards de terminators, tout le monde s'est fait técla, c'est dar, c'est cheum, il reste macache dans le zoo, sauf un bolos. Le meskine, ça le fait pas trop dahak, de faire le poireau, il a grave la seum. Et hendek, un truc chelou : ça péta à la lourde.

21 mars 2018

d'autres là à là-bas d'être ici

désinfecte / assure
Ayez tuer à mort la vie d’un bâton de chaise
Ayez faire très attention à triste comme un bonnet de nuit
Ayez doit travailler dans l’excitation du pur fait d’être là
Ayez rentrer à sa chacunière
Ayez ne sonnez pas comme un cloche quand vous vous frapper la poitrine

N’ayez l’air d’un accident de chemin de fer

Ayez soyez roi de la pleine lune c.à.d quand la lune est pleine de lune
Ayez il n’y a là pas d‘autre là où courir
Ayez il aime mesurer d’ici à là
Ayez petite chapelle de la clarté

N’ayez pas où là bouche l’oreille où là cœur sur la main ne

Ayez à là pinceau cherche des noisettes dans son atelier
Ayez le ciel long de milliers de cordes accouplées à une treille de sons purs
Ayez destin où là entrer par la porte du soleil
Ayez soleil de citron à là œil ouvert sur le pays où là mélange des os

N’ayez pas laisser rouiller ses dents là s’ennuyer croûte de pain déseulidarisé

Ayez arrêt pour maintenance ouvre le bal réacteur n°4
Ayez conscience là descend vertèbre par vertèbre où absorbez-vous dans souffle
Ayez po M a l’estomac d’un bovin à là meuhh-ra pas
Ayez à tenir à distance deux demi-molécules d’atome

N’ayez pas couper le fil d’aider à là bombes
N’ayez pas pape Borgia Alexandre V empoisonna ses évêques pour là-bas leurs richesses
N’ayez pas Bolinbroke devenir à cet Henri IV-là

Ayez nier n’ayez évier gris fumée
Ayez quelqu’un disant à un arbre merci pour ton humanité

Ayez à Celan disant nous la buvons le soir nous la buvons midi et matin nous la buvons nuit buvons buvons buvons

13 février 2018

HANS DE OP / Staging silence



                  douksaknqzhkjiuhzincunonbytyvuxexhdhpljqaojo ?

silence...

16 janvier 2018

chaussures rouges rarement elle s'affole

Elle a deux chaussures rouges : Lucy et Jacques,

elle les aime tellement qu'elle les porte rarement pour ne pas les abîmer,

elle s'imagine qu'elles sont amoureuses.

Un jour, elle ne trouve que Lucy, elle s'affole, appelle :

"Jacques, Jacques, où es-u ? Lucy veut te voir."

Yara RAFAL, poète palestinienne

21 novembre 2017

voir ton scandale / entrer dans ton panier

je voudrais voir ton scandale
faire exploser son cac40
ouvrir les portes aux importations
je voudrais visiter tes confidences
veiller à ne pas dormir sur tes lauriers
chahuter leur pacte de stabilité
mais pas s’endormir ensuite sous l’oreiller

je voudrais entrer dans ton panier
placer une douzaine d’yeux sur orbite
mais je voudrais pas faire d’omelette

comment faire

peut-être goûter à tes miettes
dépasser tous les quotas assurantiels
se moquer de nos découverts
et ensuite partager nos excédents entre nos quatre draps

je voudrais 
oui je voudrais

16 octobre 2016

dé-trumper la nuit et rien le commencement

  " sa destination normale qui est de venir
  pendant que l'histoire réacteur plein du vent de la nuit"

 

9 avril 2016

Homme, quel plein es-tu ?


Réponse ici, car

LE MEC QUI PARLE ENSEMBLE COMMENCE À SE CONNAÎTRE

:

https://soundcloud.com/supernovaeditions/bruissonnantes-partie-3

5 février 2016

mécontent bloqué tomate en sautant


L'ADOLESCENT SE MASTURBAIT À CHAQUE PASSAGE DE TRACTEUR
(Le Progrès)

ELLE NE FINIT PAS SES TOMATES ET LA SITUATION DÉGÉNÈRE
(La Nouvelle République)

IL CAMBRIOLE LANUSSE ET MANQUE DE FINIR AU TROU...

(Nord Littoral)

ARDENNES. EXCÉDÉ PAR LE CHIEN DE SON VOISIN, IL TUE LES DEUX

(Ouest France)

MÉCONTENT DE LA QUALITÉ DU CANNABIS, IL VA SE PLAINDRE AU COMMISSARIAT



IL RÉÉCRIT LA BIBLE CAR IL LA TROUVE "MAL ÉCRITE"
(L'Essentiel)

LES SOURDS-MUETS FAISAIENT TROP DE BRUIT

(Le Journal d l'île de la Réunion)

IL EXPULSE UN MORCEAU DE FLÉCHETTE BLOQUÉ DANS SON NEZ DEPUIS 44 ANS

(Midi Libre)

LONDRES :  POUR ÉNERVER SES VOISINS
(Europe 1)

L'ONU PRÉPARE UNE PLAYLIST DU BONHEUR

(Le Parisien)

MAURICETTE, 80 ANS, DONNE 40 COUPS DE COUTEAU À SON MARI "POUR PLAISANTER"
(Métro)

SA COMPAGNE S'ENFUIT EN SAUTANT PAR LA FENÊTRE, IL TUE LE CHAT

(La Voix du Nord)

CETTE FEMME N'A PAS SOURI DEPUIS 40 ANS POUR NE PAS RIDER

(Le Journal de Montréal)

SELON UNE ÉTUDE SCIENTIFIQUE, LES ÉTUDES SCIENTIFIQUES NE SONT PAS FIABLES

(Libération)

DEUX ENFANTS CREUSENT UN TUNNEL POUR FUIR LEUR ÉCOLE

(20 Minutes)

CONDUITE À L'ABATTOIR, UNE VACHE SE REBELLE ET SAUVE SA VIE

(Lyon Mag)


Adrien GINGOLD, Le tout va bien, Le Tripode

10 janvier 2016

SYLVIE BLOCHER / s'inventer autrement



"[…] il y a quelque chose en chacun de nous qui peut faire résistance pour s'inventer autrement. Une parole, un geste. Une pensée."


Au fil d'une quinzaine d'installations vidéo, Sylvie BLOCHER déploie un ensemble de portraits qui procèdent d'un aller-retour constant entre soi, les autres et le monde.
Ainsi à Sao Paulo, elle propose de filmer une centaine d'adolescents des favelas de Cidade Tiradentes dont les images seront projetées dans l'entrée du futur centre d'art. Les services de la ville lui proposent de tourner plutôt avec des adolescents du centre ville ! 
Alors :
"Je m'infiltre partout durant un mois dans les centres sociaux, les écoles, les constructions précaires. C'est finalement dans l'amphithéâtre de l'école "Agua Azul" que je peux tourner cette vidéo. 85 adolescents se présentent. L'oeuvre n'est pas exposée : le direceur de la culture de la ville les trouvent trop fiers, irréductibles." SB


A Sète, SB réalise le projet "in situ Qu'offrez-vous ?" en invitant les habitants de Sète et des environs à venir la rencontrer munis d'un cadeau symbolique qui les engage. En échange, les personnes qui ont répondu reçoivent un original de leur passage en vidéo ou une phrase écrite, signés par l'artiste. Au cours de l'entretien, SB cherche à ce que les affects se libèrent au point de créer de l'imaginaire : l'art comme potentiel d'émancipation.




"L'imaginaire, c'est une vacance du contrôle de l'autorité, qui permet aux pensées désirantes de se dérouler, d'extraire des émotions chassées ou interdites. C'est ce relâchement de l'autorité, même l'espace d'un court instant, qui permet d'activer et de performer un autre mode de soi à soi, de soi aux autres. Je lui donne le nom de double touché-e." SB

Et c'est ici

15 décembre 2015

EMME WOBO [nous sommes ensemble]


Le savant assis sur le TATUNDA ("rocher plat") :

 "La parole est comme un oignon :
Tu enlèves une pelure, il y en a une autre.
Tu enlèves, tu enlèves, tu cherches le noyau… 
Mais ça n’en finit pas."


Et d'autres savants des quartiers font écho :

"Pour parler, il faut connaître."     "Ce que tu ne connais pas, c’est la nuit pour toi."
"Il faut ensuite bien se connaître."     "Tout le monde n’est pas habilité à parler."
"Cèli Yaja ni gunaan tuli, C’est la parole qui a conduit Yaja en esclavage."


"Quand tu viens demander la protection, on ne peut pas te refuser.
On sacrifie et on jure de ne pas trahir. On est ajoutés."
"Désormais, on est les mêmes. Toute origine antérieure est nulle.
À LA QUESTION : D'OÙ VIENS-TU ?  ON RÉPOND :
JE VIENS D'ICI."


"L'homme est né pour la souffrance, la douleur est son être"     "Quand on s'installe dans un village, on est les mêmes"     "Il fallait protéger par des interdits, nos interdits ce sont nos lois"     "La parenté chez les Dogons, c'est les pieds de la calebasse"     Vous les Blancs, vous aimez nos pilons et nos vieux"


etc…


POUR VANTERIE

AG veut faire entendre/voir/lire la partition que se donnent quelques groupes
dogons du Mali pour vivre ensemble, informant ainsi la question universelle de "comment faire société dans la pluralité". Un texte oral total, poème-épopée-mythe-histoire, accompagné de nombreuses photographies en noir et blanc. AG suggère d’apprécier ce texte comme le "poème fondateur" (et agissant sur le réel) d’une société par ailleurs largement fantasmée, voire sanctuarisée.
AG vit au sud de la France. Il a publié une vingtaine de livres.
Outre la poursuite d'un chemin d'écriture au long cours, il donne des lectures pu-
bliques, participe à des festivals de poésie et anime un blog (l'okibou.blogspot.com)
qui fourmille de propositions littéraires et artistiques variées et réjouissantes.

POUR CONSULTER ET PLUS…
at.agneau@wanadoo.fr
Bientôt : http://www.atelierdelagneau.com/

30 novembre 2015

au-dessus des tombereaux



Que se passe-t-il [en Gaule, ndlr] pour qu'une idéologie aussi répugnante devienne un objet de désir ? 
J. FERRARI, ici

et

M. GAUCHET, ici

et

O. ROY, ici