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9 juin 2010

livre-vie 4

l'enfer demeure navigable même par gros temps     p 159

2."la
poésie
est
l'artillerie
lourde
de
la
RÉVOLUTION
PUNK" [Alex Trochi]
/tuée
sur le coup -
[elle n'a [pourtant] que peu souffert.
p 189

"LE MANIFESTE POST-PUNK DE L'AXIOMATIQUE TRANSGRESSIVE"
La littérature et la poésie contemporaine qui concurrencent les médias jouent ainsi le jeu du produit conforme, aseptisé et vide du compulsif informatique. La collaboration à cette déréalisation programmée du sens se traduit par une superfluidité des textes, des discours et des formes, cautionnant ainsi la paresse du lecteur/consommateur type toujours plus avide de représentations (ultra) rassurantes.
Le comportement des structures éditoriales aujourd'hui confortablement intégrées au jeu du marché, et donc inévitablement complaisantes à l'égard de son idéalisme du sens (versus le matérialisme du travail et le change de forme), a supplanté au projet du dire, la seule perspective communicationnelle. Le livre doit ainsi consentir au monde. Et le texte, lui, avant tout, divertir du monde.
[...]
Il s'agira alors d'opposer à l'idéalisme poétique de ces pontes (qu'ils soient, éditeurs, critiques, philosophes ou auteurs), un réel négatif pur, réa-greffant, réa-mixant, réalisant qui représentera alors la seule littérature révolutionnaire+pirate possible pour dire (enfin) le vrai chaos du monde.
Et nous serons, bien sûr, les terroristes de ce chaos poétique.

LA tous les futurs détracteurs de ce Txt et à tous ceux qui aiment le pouvoir, les places de parking, et qui sont passés du col-mao au col rotary, FUCK Off.
                                  p 218-9

la poésie est morte d'être un art, morte de n'être plus
que la 'res intellectualis' d'un groupe de collectionneurs bourgeois                     p 235


N'aie pas peur de la faucheuse
quarante mille hommes et femmes meurent chaque jour
quarante mille hommes et femmes redéfinissent chaque jour le bonheur           p 237


le poème peut se lire comme une élaboration du voyage
                      une injonction à creuser
                     autre chose qu'une tombe
                                    p 247

la nuit est là -- tendrement conne à [      p 255-dernière ligne du livre

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Ainsi inachevée cette accroche au désir d'une participation à un parcours de vie unique, terrassant d'émotion, d'une immense lectrice de poésie. Entrée dans l'univers littéraire et musical des années post-punk (1975-1985), que le maître d'oeuvre - Sylvain Courtoux - informe avec une érudition ébouriffante et une participation émouvante.
Le tout servi par un  travail éditorial remarquable en ce qu'il reste au plus près de l'oeuvre manuscrite (dixit SC).

Editions AL DANTE, 15x21, 280 pages, printemps 2010.
 

2 juin 2010

livre-vie 3

p 186




















clara---------------------plaie limite--cris--rouge entaille
pensée agonique--panique--ruine--peur- -strangulation

que mort-----------------------------------------------
                (contractions viscères) la douleur monte aux yeux



( l'émotion     serait de l'affreux lyrisme ?     on ne serait pas un mécanisme     serait rassurant )

                                                            après p 127

12 mai 2010

livre-vie 2

             Clara :
         
             la littérature
             a pour ambition de
             solidifier l'échec
             le spasme
             le virus/langue
             ...
             transformant tout
             ce qui est mort
             tout le bois
             toute la paille
             du monde
             en langues
             de feu
             kérosène
             ...
             ... p.63
 
          
"la révolution est une procédure de langage comme les autres,
la révolution se commande du langage, par le langage, dans le langage"
écrivent-ils,                   noir                        mais les révolutions n'ont jamais servi
qu'à renouveler les élites/ p.46

8 mai 2010

livre-vie 1

  une lecture d'Ur (46-61)
ce matin     depuis ce monde
je lis STRANGULATION BLUES

l'acétate de sang de Clara Eliott

les matins futurs     encore encore

la corrosion lente de Clara dans son corps devenir liquide

le départ au couteau de Clara


j'aime le morbibe ?     un homme mutilé n'est pas aimable ?
écoutez :     le coeur absolu s'
                  ouvre ailleurs

(                                             silence)

 attention     c'est un court-circuit     dans les lignes à 100 000 volts de Clara

vous voyez maintenant     qu'il s'agirait d'un départ

pas une amourette     boum boum boum     non
l'allée vers la désirée-redoutée :    la mort      [cependant]
va trop vite pour le vouloir

Clara

( Ur ne serait pas un être humain     non     s'il n'  (                                       silence)
il y va dedans     il est assez nombreux
ça donne un sens aux matins )